Un outil comme Magisteria ne se construit pas dans un bureau, coupé des enseignants qui s'en servent. Cet été, j'ai pris le temps de lire chaque retour envoyé, chaque idée déposée, chaque note laissée après une génération. Certains chantiers étaient prévus depuis longtemps. D'autres sont nés directement d'un message : « ça ne marche pas pour moi, je suis en lycée pro » ou « je ne peux pas remplir ça, j'ai un poste bivalent ». Voici ce qui a bougé, et ce qui l'a déclenché.
D'où viennent ces retours
Un petit widget apparaît maintenant après chaque génération et demande simplement si elle vous a été utile. En cas de réponse mitigée, une deuxième question suit, précise et adaptée au générateur concerné : trop simple, trop chargé, programmes incorrects, erreurs disciplinaires. À côté, le mur des idées reste ouvert : chacun peut déposer une demande et voter pour celles des autres. C'est devenu un vrai outil de priorisation, pas une boîte à suggestions qu'on ouvre une fois par trimestre. Tout ce qui suit en est sorti.
Le lycée professionnel et le CAP, enfin traités sérieusement
C'est le chantier le plus lourd de l'été, et celui qui répond au retour le plus net. Les 12 disciplines CAP existaient déjà dans les données du programme, mais elles n'étaient sélectionnables dans aucun menu. Corrigé, avec un filtre par voie (collège, lycée général, technologique, professionnel, CAP) pour ne plus se perdre dans une liste de plus de cent options.
Le point le plus délicat concernait les postes bivalents, très répandus en lycée professionnel : un même enseignant qui couvre par exemple Lettres et Histoire-Géographie sur une seule progression. Jusqu'ici, il fallait générer deux progressions séparées et les recoller à la main. Magisteria propose maintenant une génération unique qui alterne les deux matières, avec un budget d'heures indépendant pour chacune.
Dans le même mouvement, l'Histoire-Géographie et l'EMC sont proposées séparément pour ceux qui préfèrent les traiter comme deux disciplines distinctes, avec un volume horaire d'EMC désormais modifiable plutôt que figé.
Le calendrier de classe, pour ne plus tout ressaisir
Un retour revenait souvent : pourquoi ressaisir les périodes de l'année, les absences et le rythme hebdomadaire à chaque génération de progression, alors que ces informations ne changent pas d'une fois sur l'autre ? Ce calendrier (périodes, absences, sorties, rythme, périodes de formation en milieu professionnel pour le lycée pro) se renseigne maintenant une fois dans le profil de la classe, et préremplit automatiquement le formulaire à chaque génération suivante. Rien ne vous empêche d'ajuster ponctuellement sans toucher au profil enregistré.
Une bibliothèque plus souple
La bibliothèque personnelle accueille désormais des collections libres : des regroupements nommés par vous, par thème ou par chapitre, indépendants de la hiérarchie progression-séquence-séance-évaluation. Et la case des documents de référence à fournir avant une génération, trop souvent ignorée alors qu'elle améliore nettement le résultat, porte maintenant un badge « recommandé » plutôt que « optionnel ».
Un essai gratuit plus généreux
L'essai gratuit sans carte bancaire passe de 5 à 10 générations, complété par 10 générations supplémentaires en répondant à un court questionnaire de satisfaction, soit 20 au total avant de devoir choisir un abonnement. La grille tarifaire elle-même est simplifiée : deux offres présentées à égalité, 79 euros par an ou 9 euros par mois sans engagement, là où quatre paliers rendaient le choix plus compliqué qu'il ne devait l'être.
La suite se construit toujours avec vous
Aucun de ces chantiers n'était sur une feuille de route figée en juin. Ils sont venus d'un mur des idées consulté chaque semaine et de messages que je lis un par un. C'est la façon dont je conçois cet outil depuis le début : je propose une base, vous me dites ce qui manque, et Magisteria avance dans votre direction plutôt que dans celle que j'aurais imaginée seule.
Si un détail ne fonctionne pas comme vous l'attendez cette rentrée, le mur des idées et le petit pouce après chaque génération restent le chemin le plus court pour que ça change. C'est déjà comme ça que le lycée professionnel, la bivalence et le calendrier de classe sont nés.